Bronzage et magouilles à Paris Plages !

Le 16/12/2015 par

Quand, en 2002, Bertrand Delanoë a lancé son projet de Paris Plages, c’était pour « Rendre les berges de la Seine aux usagers, notamment ceux ne partant en vacances, en créant gratuitement un lieu de convivialité durant l’été ».
Transats, sable et parasols au bord de l’eau attireraient 4 millions de visiteurs chaque année, entre le 20 juillet et le 20 août, sur les berges de la Seine et autour du bassin de La Villette.
Mais, en réalité, derrière ce succès populaire, tout n’est pas rose pour la Mairie socialiste.
L’association « Contribuables Parisiens et Franciliens » a étudié le document de 50 pages, publié le 11 décembre 2015 par la « Chambre régionale des Comptes Île-de-France » et intitulé « Rapport d’observations définitives et sa réponse – LA GESTION DE L’OPÉRATION PARIS PLAGES – Exercices 2009 et suivants ».
Les conclusions des experts sont affligeantes pour l’équipe dirigeante de la Mairie de Paris.

L’objectif recherché n’est pas du tout atteint
Dans l’Annexe n°1 de ce rapport, on apprend qu’un sondage effectué en 2008 sur les personnes fréquentant Paris Plages révèle que 64 % des personnes interviewées ont affirmé prendre des vacances durant l’été, hors de Paris Plages ! L’objectif initial de Bertrand Delanoë – faire de Paris Plages un lieu d’accueil privilégié des Parisiens ne partant pas en vacances – est donc un échec flagrant !

De sérieux dysfonctionnements dans la gestion de Paris Plages
Le rapport ne laisse planer aucun doute sur la façon dont est géré (ou, plutôt, n’est pas géré) Paris Plages.
Voici un florilège de mauvais actes de gestion cités dans le rapport de la « Chambre régionale des Comptes Île-de-France » et relevés par l’association « Contribuables Parisiens et Franciliens » :

–    « Le coût réel de Paris Plages ne peut pas être chiffré avec exactitude. L’absence de comptabilité analytique ne permet pas d’avoir une évaluation immédiate du coût de l’opération ».
–    « La Mairie de Paris minore volontairement les coûts de l’opération : les dépenses totales (Ville et partenaires) se sont élevées, en réalité, à 4,8 millions d’euros en 2013, au lieu de la somme de 1,5 million d’euros communiquée par la Ville à la presse et au Conseil de Paris, lors des demandes d’approbation des projets de conventions de partenariat ».
–    « Les conventions de partenariat sont souvent approuvées après la fin de l’opération. Les soutiens financiers apportés par les entreprises partenaires ne donnent pas lieu au versement des sommes mentionnées dans les conventions, ni à l’émission de titres de recettes par les services de la Ville ».

Une gestion approximative des droits sur la scénographie, corrigée récemment
Si la Ville est bien propriétaire des droits intellectuels sur le concept et la dénomination de Paris Plages, elle n’avait, en revanche, jamais possédé les droits patrimoniaux attachés à la scénographie ! Ces droits appartenaient à l’agence d’événementiel « Nez Haut », basée au 20 rue Primo Lévi 75013 Paris et dont le gérant et principal actionnaire est Jean-Christophe Choblet, un proche de Bertrand Delanoë ! Depuis 2009, la Ville a récupéré, pour un euro symbolique, les droits patrimoniaux attachés à la scénographie, mais a aussi signé en 2015 une nouvelle concession jusqu’en 2020 avec la société « Nez Haut ». Fait curieux : depuis juillet 2014, Jean-Christophe Choblet est officiellement chargé de mission au sein du secrétariat général de la Ville !

(Source : Rapport de la Chambre régionale des Comptes Île-de-France – 11 décembre 2015)

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