Exigeons un référendum francilien sur les Jeux Olympiques !

Le 25/01/2016 par

« Il n’y a pas une seule ville qui s’y soit retrouvée sur le plan financier ». Pendant sa campagne électorale de 2014, Anne Hidalgo avait raison d’exclure, dans ces termes convaincants, la candidature de Paris aux JO de 2024.

Effectivement tous les budgets initiaux des villes olympiques ont explosé :  Londres (2012) : budget multiplié par 2,3 ; Barcelone (1992) : x 4 ; Sotchi (2014) : x 4,6 ; Montréal (1976) : x 9 ; Athènes (2004) : x 10 ; Pékin (2008) : x 20, etc.

Et aucune n’en a tiré profit : le nombre de visiteurs a baissé à Londres et à Pékin pendant les JO, car les JO font fuir les touristes habituels. L’activité commerciale a même baissé de 25 % à Londres. En 2000 l’activité de toute l’Australie a baissé. Après les JO de 1992, la croissance de Barcelone n’a pas été supérieure à celle de Madrid. La Grèce a été ruinée par les JO d’Athènes de 2004.

Car les constructions spectaculaires nécessaires aux JO  sont souvent inutiles et doivent être détruites après les Jeux ou, au mieux, transformées à grands frais : pour Paris 2024, le village olympique et le centre de médias de Saint-Denis, le centre aquatique d‘Aubervilliers (dont la piscine de 15.000 places serait en partie démontée après les Jeux, pour ne laisser que 3000 places), la piscine de water-polo, le stade de hockey sur gazon, le stade de tir à l’arc sur l’esplanade des Invalides, la base nautique d’aviron, le centre de dressage équestre, les stades de beach-volley, de trampoline, de lutte. Pour les installations sportives qui seraient maintenues, le coût d’entretien serait prohibitif.

Les villes de Hambourg et Boston ont donné l’exemple !

Si la population de Hambourg a voté par référendum, en novembre 2015, contre la candidature de sa ville, c’est parce qu’il était prévu une hausse des impôts, pourtant pas très élevée (1,2 milliard d’euros pour la ville). De même des référendums ont fait annuler les candidatures aux JO d’hiver 2022 de Munich, Cracovie, les Grisons. Le maire de Toronto a ainsi justifié son refus de candidature pour 2024 : « Je ne pourrai pas dire (à mes électeurs) qu’une candidature olympique serait la meilleure utilisation de nos investissements ».

A Boston, la population a commencé à ne plus soutenir la candidature de sa ville quand ont été publiés, en mars 2015, les contrats de conseil signés par l’équipe de candidature et les salaires de ses membres : 300.000 $ par an pour le président et plus de 100.000 $ par an pour cinq autres membres. De surcroît le maire de Boston a retiré la candidature de sa ville, en juillet 2015, car il n’a pas voulu s’engager à signer, si la ville était choisie par le Comité international olympique (CIO), une garantie donnée au CIO qu’en cas de dépassement de coûts, la ville, c’est-à-dire ses contribuables, paierait les surcoûts. Cet engagement est obligatoire au moment du dépôt de candidature. Il est très probable qu’Anne Hidalgo a signé cet engagement, sans en avertir les Parisiens.

La volte-face d’Anne Hidalgo !

Les JO coûtent très cher aux contribuables pour une autre raison : tous les élus de la ville sont polarisés pendant des mois, et même plusieurs années, sur les constructions à contrôler et sur la réussite des Jeux, et ne s’occupent plus de résoudre les problèmes quotidiens des électeurs. « D’autres priorités préoccupent les Parisiens » dit fort justement Jean-Louis Missika, le bras droit d’Anne Hidalgo.

Comme les Allemands, les Canadiens, les Polonais, les Suisses et les Bostoniens, les Parisiens doivent renoncer à des investissements inutiles faits au nom d’une vaine gloriole. Laissons cette gloire éphémère aux Qataris, aux Chinois et aux Russes.

Alors pourquoi Anne Hidalgo a-t-elle changé d’avis, alors qu’elle avait dit : « les Jeux dispendieux, ce n’est plus du tout d’actualité » ?

Parce que le 6 novembre 2014 François Hollande annonçait à la télévision qu’il souhaitait la candidature de Paris. Le 23 juin 2015 celle-ci était déposée.  Le budget pour préparer la présentation de cette candidature à Lima en septembre 2017 est estimé à 60 millions d’euros !

Anne Hidalgo avait annoncé une grande consultation pour 2016 !

Cependant jusqu’à présent Anne Hidalgo ne s’est pas totalement « dégonflée ». Elle a annoncé une « grande consultation » en 2016.

Une grande consultation ne peut être qu’un référendum. Nous devons insister pour que ce référendum soit réellement organisé et que toute l’information soit donnée aux électeurs, comme par exemple les salaires des membres de l’équipe de candidature et les contrats qu’ils passent.  Ces contrats sont importants. Six membres du CIO ont dû démissionner, accusés de corruption, après l’attribution des JO à Salt Lake City, et les enquêtes sur les choix de Sydney et de Nagano ont confirmé les soupçons qui les entachaient.

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