JO 2024 Rome renonce

Le 05/10/2016 par

Par 31 voix sur 48 le Conseil municipal de Rome vient de décider l’abandon de la candidature de la ville aux JO 2024.

Virginia Raggi, la nouvelle et jeune (38 ans) maire de la ville, l’avait annoncé cette année pendant sa campagne électorale : elle ne voulait pas construire aux frais des contribuables des « cathédrales dans le désert » qui ne servent qu’une fois. « Il est irresponsable de dire oui à cette candidature », avait déclaré Mme Raggi. Rome n’a pas encore fini de rembourser les emprunts des JO 1960. « Nous n’hypothéquerons pas l’avenir de cette ville ».
Selon la maire, les JO sont toujours « une sorte de rêve qui se transforme en cauchemar » pour les habitants et avant tout « une bonne affaire pour les lobbies ». « Nous avons un projet pour Rome bien plus ambitieux ». Elle a promis de lancer un vaste programme pour les équipements sportifs de la ville, et affirme que les Romains attendent qu’on résolve d’abord les problèmes de transports et de propreté de la ville.
Après un référendum à Hambourg et un projet de référendum à Boston, Rome est ainsi la troisième ville renonçant aux JO.

Il ne reste plus que Paris, Los Angeles et Budapest.

A Athènes (JO de 2004), les installations de base-ball, softball, beach-volley, hockey, tir à l’arc, canoé-kayak, piscines et village olympique, sont à l’abandon, après avoir ruiné la ville et le pays.

Les promesses non tenues d’Anne Hidalgo

A Paris, Anne Hidalgo avait promis pendant sa campagne électorale de 2014 de ne pas déposer la candidature de la ville. « Il n’y a pas une seule ville qui s’y soit retrouvée sur le plan financier » déclarait-elle.

Pour son bras droit Jean-Louis Missika, « d’autres priorités préoccupent les Parisiens ».

Mais la griserie programmée d’une renommée internationale dans huit ans a été plus forte : Paris a déposé sa candidature. Peu importent les dix milliards à dépenser.

La quasi-totalité des constructions prévues seront soit démolies après les Jeux, soit transformées à grands frais, soit inutilisées. Première promesse non tenue.

Déjà le budget de la seule candidature, assurée par le GIP (groupement d’intérêt public) Paris 2024, s’élève à 60 M €, qui ne sont pas perdus pour tout le monde. Ainsi la société de sponsoring sportif Keneo, dont le fondateur, Etienne Thobois, est directeur général du GIP, a-t-elle reçu un contrat de 300.000 €. (N’y a-t-il pas une prise illégale d’intérêts ?)

Selon le journal anglais The Guardian, la candidature d’Istanbul pour les JO de 2020 n’a pas été retenue, car les Turcs ont refusé de « payer les 4 à 5 millions de dollars de sponsoring » demandés par les dirigeants de la fédération internationale d’athlétisme tandis que les Japonais acceptaient. Que va faire Paris ?

Anne Hidalgo avait promis de consulter la population parisienne en 2016 sur la candidature aux JO de 2024. Seconde promesse non tenue.

Alors exigeons d’Anne Hidalgo qu’elle mette en place un référendum francilien sur les Jeux Olympiques :

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